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Jacques Salomé | conférence | De la rencontre amoureuse à la relation de couple | 12 octobre 2009

Publié le Jeudi 16 juillet 2009

Comment réinventer le couple

Jacques Salome

Passer de la rencontre amoureuse à la relation de couple telle est l’aventure que vont se proposer beaucoup de femmes et d’hommes jeunes ou moins jeunes, avec l’espoir de construire une relation dans la durée.

Jacques Salomé invitera à s’interroger sur la capacité de chacun des partenaires à s’allier, à s’engager, à faire un projet de vie en commun, autour d’attentes, d’apports et de zones d’intolérance qui ne sont pas toujours complémentaires et vont parfois se révéler aux antipodes chez l’un ou chez l’autre.

Ceux qui vivent ou ont déjà vécu en couple, savent que ce n’est pas l’amour qui maintient ensemble deux êtres dans la durée, mais la qualité de la relation que chacun des partenaires va pouvoir proposer à l’autre.

Tout couple, par la relation d’intimité qu’il suscite, se révèle être le creuset de confrontations, non seulement des sentiments, des désirs, des attentes, mais aussi le réveil de situations inachevées ou conflictuelles de l’histoire de chacun.

Jacques Salomé proposera quelques balises simples, accessibles à chacun pour pouvoir construire ensemble une relation sans possessivité, ni dépendance, dans la créativité et le respect mutuel.

Conférence le 12 octobre 2009 au Palais des Beaux-Arts, Bruxelles : |-> plus d’info

Jacques Salome | Affiche

Jacques Salomé :

Jacques Salomé |  dignité

Psychosociologue, formateur en relations humaines durant 30 ans. Auteur de quelques 46 ouvrages sur la communication en couple, à l’école, dans le monde du travail, il a développé une méthodologie pour l’apprentissage d’une communication sans violence :
la méthode ESPERE…

Son utopie est qu’un jour la communication soit enseignée à l’école comme une matière à part entière.

Derniers ouvrages parus : Vivre avec les autres – Vivre avec les miens – Vivre avec soi (Editions de l’Homme) Une vie à se dire (Pocket). Pour ne plus vivre sur la planète Taire – Je croyais qu’il suffisait de t’aimer (Albin Michel) Écrits sur l’amour – Car nul ne sait à l’avance la durée de vie d’un amour (Dervy). Et si on en parlait…une issue à la violence conjugale (Ed. Jouvence). N’oublie pas l’éternité(Albin Michel). Et si nous inventions notre vie. Ed du Relié. Aimer c’est plus que vivre. Trédaniel édieur.

Sylvie GEILENKIRCHEN

Publié le Jeudi 30 avril 2009

« La dignité naît en premier lieu dans le regard et l’attitude de
l’autre. Quelle que soit la situation – qu’il s’agisse par
exemple d’une rencontre fortuite dans la rue ou encore d’un contact
professionnel – peu de choses suffisent pour, sinon mettre en
confiance, du moins ne pas rendre impossible tout dialogue entre deux
personnes étrangères. Le regard des autres peut nous élever ou nous
rabaisser; j’ai la faiblesse de croire qu’il n’y a malheureusement
dans cette apparente évidence rien qui ne soit si évident que pour ne
pas être rappelé…Une main tendue, une réponse courtoise, un regard
franc plutôt que fuyant sont autant de gestes purement gratuits mais
tellement porteurs et positifs.

Ensuite, la dignité se construit ensemble. Nous avons collectivement
le pouvoir de créer un environnement générateur
de respect, de dignité. Une société ouverte, qui place en haut de sa
hiérarchie de valeurs la liberté, qui reconnaît chacun pour ce qu’il
est et l’aide en lui permettant de se réaliser et d’exprimer ses
talents, cette société appelle à la dignité. Voilà quelques lignes
directrices que nous ne pouvons nous permettre de négliger et
d’oublier, certainement pas comme responsables politiques.
Enfin, nous sommes bien évidemment les premiers dépositaires de la
dignité : non seulement celle des autres, comme je l’écrivais, mais
aussi et avant tout la nôtre. Ce n’est pas l’apologie de
l’individualisme que je fais ici, mais au contraire formuler la règle
de bon sens que les croyants traduisent librement par « aide-toi et le
ciel t’aidera »…

Sylvie GEILENKIRCHEN, le 27 04 2009.

Réflexions sur la dignité | par Jacques Salomé

Publié le Lundi 20 avril 2009

La dignité est un ressenti intime mais qui doit s’appuyer sur des valeurs partagées dans un environnement donné. Des valeurs comme la tolérance, la justice, l’équité, le respect des différences, la non violence ou la compassion.

C’est à la fois quelque chose que j’éprouve et dont je suis capable de témoigner par mes comportements, mes modes de vie ou la qualité de mes relations et aussi que j’attends, en miroir de la part de mon entourage. Un ensemble d’attitudes venant d’autrui qui confirmera qu’on se comporte envers moi avec dignité.

Je peux me sentir indigne de plusieurs façons. Quand je sens que j’ai transgressé une de mes valeurs et qu’ainsi je suis en désaccord, en conflit avec moi – même où quand je suis l’objet de comportements, de conduites, de violences ou d’injustices qui m’obligent à vivre dans des conditions matérielles, psychologiques ou éthique où je perds le respect de ma personne. Quand dans un rapport de force qui ne m’est pas favorable celle ci est bafouée, dévalorisée ou meurtrie par ceux qui m’entourent.

Cette femme originaire du Rwanda me racontait, qu’après avoir été violée à plusieurs reprises par des militaires, elle les avait suppliés, à genoux, de donner un peu de lait à son enfant qui mourrait de faim dans ses bras. Elle avait abdiqué sa dignité de femme pour tenter de sauver la vie de son fil et de témoigner ainsi de sa dignité de mère.

C’est ce cadre, qui licencié brutalement à la suite du rachat de l’entreprise dans laquelle il travaillait, insistait, sanglotait devant le DRH pour qu’il le maintienne dans ses fonctions, « en acceptant même un salaire moindre, des horaires majorés », car cette mise au chômage signifiait pour lui l’obligation de vendre sa maison, s’il ne pouvait plus payer les traites, l’éclatement possible de sa famille qu’il ne pourrait plus entretenir, le renoncement de deux de ses enfants à des études qu’il ne pourrait pas assumer. Il me disait « J’avais renoncé à toute dignité, et cela était d’autant plus douloureux pour moi, que j’avais en face de moi, une personne arrogante, insensible, incompétente, qui ne devait son poste qu’au fait qu’il était le neveu de nouveaux propriétaires de l’usine ! Quelques temps après j’ai retrouvé ma dignité, en refusant un poste de subalterne que cet homme me proposait et surtout en acceptant de travailler dans une autre entreprise à visage plus humain, même avec un salaire amoindri et un temps de transport supérieur…».

Un jour l’enfant d’un de mes amis, âgé de 12 ans, a pu dire à sa mère « Maman, j’ai besoin de garder toute ma dignité sur le terrain de football, alors ne crie pas tes encouragements en m’appelant mon trésor ou prunelle de mes yeux ! J’ai pas envie que mes copains se tordent de rire devant moi !».

Car la dignité n’est pas acquise une fois pour toute, elle est le résultat d’un combat permanent en soi et face à autrui. Elle est nourrie, entretenue par la manifestation d’un positionnement clair, par une recherche de cohérence entre ce que je dis et ce que je pense, entre ce que je fais et ce que je ressens, par une confiance et une estime de soi suffisamment forte pour résister à des pressions ou à des tentations qui nous délogeraient de nos valeurs. La dignité exprimé ou celle qui est reçue s’appuie sur le respect de soi et de l’autre.

Jacques Salomé est l’auteur de « Le courage d’être soi« . Pocket