Namur | Quatrième édition du « Festival pour la dignité » | Le Soir
Publié le Lundi 30 mars 2009La culture pour plus de dignité
Une après-midi printanière en face du Parlement wallon. Le bateau « Le Meuse Ardenne » prend le large pour deux heures de croisière. A l’arrière, de futurs instituteurs entonnent des airs célèbres. D’autres, attablés, assistent à un tour du magicien Monte Cristo. Sciemment, ils savourent ce moment de répit puisque quatre heures plus tard, tous monteront sur scène à la Maison de la Culture afin d’y présenter leur spectacle « Offrons-leur du rêve ». Une première représentation, en préambule à la semaine de la dignité, dont la quatrième édition se déroulera du 1er au 10 mai à Namur, mais aussi à Bruxelles et dans plusieurs autres villes wallonnes (Ciney, Eghezée, Huy ou encore Mons). Au programme de cette semaine : des ateliers créatifs, une soirée thématique « cinéma sur la dignité », des expositions, concerts et spectacles. Le grand public est donc invité à se mobiliser pour une bonne cause.
La culture accessible à tous.
A l’origine du projet : l’Asbl « Educ’Action » créée il y a 23 ans par Robert Bourgois, professeur au département pédagogique de la Haute école de Namur (Henam). Il mène un combat pour que la dignité soit une valeur inculquée dès le plus jeune âge. En toile de fond, l’objectif de l’Asbl est de permettre aux personnes précarisées d’accéder à la culture. Un partenariat a d’ailleurs été mis en place avec des associations qui oeuvrent contre l’exclusion « Mais ce qui est surtout important est l’esprit de la rencontre. C’est une semaine pour l’unité, pour sensibiliser, enseigner l’éthique et l’engagement aux jeunes », explique Robert Bourgeois. L’Asbl s’est fixé un autre objectif, intimement lié au premier : permettre à des étudiants se destinant à la carrière d’enseignant de participer activement à l’organisation d’événements caritatifs et de mener à terme un véritable projet. L’édition 2009 peut dès lors compter sur une centaine d’étudiants, motivés. « C’est un projet qui sort du commun. Une façon également de montrer qu’on est bon dans d’autres compétences que celles d’instituteur. Au final, c’est surtout échanger nos différences pour évoluer », explique Julie Dessart, étudiante en deuxième année d’institutrice préscolaire. En son sein, « Educ’Action » a créé un fonds pour la dignité. Le festival 2008 a permis de le renflouer de 7.600 Euros. Cette somme permettra d’organiser des événements, mais sera aussi en grande partie versée à des associations comme les Restos du Cœur ou encore la communauté Saint-Vincent de Paul.
« La culture pour plus de dignité » paru dans Le Soir du 24/03